PLACENTA ET EMOTION

Le risque de devenir anxieux et vulnérable aux troubles de la santé mentale une fois adulte est donc ici associé à la privation, in utero et via le placenta, de certaines hormones. La recherche, ici sur la souris associe en effets des changements de comportement à des altérations de la fonction placentaire.

 

Un facteur en particulier joue un rôle clé. Il s’agit du facteur de croissance Insulin-like (IGF) dont le rôle majeur dans le développement du fœtus et du placenta chez les mammifères a déjà été démontré. Le professeur Lawrence Wilkinson, neuroscientifique du comportement à l’Université de Cardiff, auteur principal, rappelle la complexité du processus de croissance d’un bébé et des mécanismes de contrôle qui font en sorte que les nutriments nécessaires à la croissance puissent être apportés par la mère. Son équipe est donc partie à la recherche de ce qui pourrait perturber cet équilibre et influencer les comportements émotionnels longtemps après sa naissance.

En modifiant chez la souris les niveaux d’IGF-2, les chercheurs constatent un déséquilibre dans l’apport de nutriments contrôlés par le placenta qui entraîne une anxiété plus tard dans la vie. Les symptômes d’anxiété constatés sur ces souris sont accompagnés de changements dans l’expression des gènes du cerveau liés à ce type de comportement.

 

La  « placenta-programmation » du comportement à l’âge adulte: L’étude démontre  comment des événements in utero peuvent entraîner des effets de long terme sur nos prédispositions émotionnelles, dont notre vulnérabilité aux troubles de santé mentale. D’autres études sont prévues pour étudier les mécanismes cérébraux qui relient un dysfonctionnement du placenta et l’état émotionnel de l’adulte.

Source: http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/placental-programming-ou-notre-vulnerabilite-emotionnelle-programmee-in-utero_10899_lirelasuite.htm#lirelasuite